Pernod Ricard utilise des matières premières naturelles pour composer ses vins et spiritueux : raisin, céréales, betterave (servant à produire l’alcool), canne à sucre et plantes aromatiques.
Pour protéger ces ressources naturelles, le Groupe encourage le recours à l’agriculture raisonnée, notamment en matière de fertilisation, de lutte contre les ravageurs et maladies, d’irrigation, de préservation de la biodiversité.
Promouvoir une agriculture raisonnée
L’agriculture raisonnée correspond à une « démarche globale de gestion d’exploitation qui vise, au-delà du respect de la réglementation, à renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles sur l’environnement et à en réduire les effets négatifs, sans remettre en cause la rentabilité économique des exploitations ». (Source : ministère de l’Agriculture et de la Pêche).
La démarche d’agriculture raisonnée se fonde notamment sur les principes suivants :
- préserver sur le long terme la fertilité des sols,
- lutter contre l’érosion des sols par des pratiques appropriées,
- réduire les risques de pollution du milieu naturel par les fertilisants en équilibrant la fertilisation (dates et doses d’apport adaptées aux besoins des plantes) et en ne faisant usage de produits phytosanitaires que lorsque cela est nécessaire et justifié,
- participer à une gestion économe et équilibrée des ressources en eau. (Source : ministère de l’Agriculture et de la Pêche).
Systématiquement mis en œuvre dans les domaines viticoles gérés en propre par le Groupe (plus de 10 000 hectares à travers le monde), ces principes ont également été étendus aux fournisseurs de Pernod Ricard.
RATIONALISER ET LIMITER L’USAGE DES PESTICIDES
En Nouvelle-Zélande, tous les vignobles ont reçu l’accréditation Sustainable Wine Growing New Zeland (SWNZ) : depuis le lancement de cette initiative, l’utilisation de pesticides a diminué de 45%.
En France, le Cognac Martell porte une attention particulière aux effluents viticoles : des aires de lavage des matériels agricoles adaptées à l’épuration biologique des eaux usées ont été mises en place.
PROMOUVOIR UNE IRRIGATION DURABLE
En Argentine, l’irrigation traditionnelle est progressivement remplacée par du goutte-à-goutte. L’économie d’eau annuelle moyenne avoisine les 6 000 mètres cubes par hectare.
En Australie et Nouvelle-Zelande, Pernod Ricard Pacific poursuit également le développement des techniques de goutte-à-goutte, d’irrigation nocturne et de protection des sols contre l’évaporation. Sur le site de Rowland Flat, qui produit les vins Jacob’s Creek, les eaux usées sont recyclées après épuration pour irriguer les vignobles.
À Livramento au Brésil, les stations de préparation des produits de traitement ont été équipées d’aires de rétention pour éviter la pollution des sols. En outre, des méthodes de plantation spécifiques ont été appliquées pour limiter l’érosion des sols.
Protéger la biodiversité
Pernod Ricard porte une attention particulière à l’impact environnemental de ses distilleries lorsqu’elles se trouvent dans une zone où la flore et la faune s’avèrent particulièrement riches.
C’est le cas en Écosse de la distillerie où est élaboré The Glenlivet, située au sein du Parc national de Cairngorn, mais aussi de celle de Glenallachie, située près d’un affluent de la rivière Spey, dont le bassin est protégé.
En Nouvelle-Zélande, la filiale Montana utilise des techniques biologiques (pièges à phéromones) ou physiques (filets) respectueuses de l’environnement pour protéger ses vignobles des insectes ou des oiseaux.
En Australie, des essais de lutte biologique contre le botrytis sont menés.
Pernod Ricard Pacific conduit une politique de réintroduction naturelle de la faune indigène dans les zones de production des vins Jacob’s Creek (Australie), Waipara et Marlborough (Nouvelle-Zélande). Elle conduit pour cela des programmes de restauration des biotopes et de la flore native dans ces régions.
FOCUS : PRÉSERVER LA GRANDE GENTIANE JAUNE
Un exemple, parmi d’autres, illustre la volonté de Pernod Ricard de préserver la biodiversité : la mise en culture de la grande gentiane jaune.
Cette plante pousse à l’état sauvage dans les zones d’alpage. Elle peut vivre 50 ans et met 10 ans à fleurir la 1ère fois. La grande gentiane jaune est essentielle à la fabrication de l’apéritif Suze : elle lui apporte son amertume.
Dès les années 1970, cette plante fait l’objet d’études de mise en culture. Objectifs : préserver les zones d’alpage et limiter l’exploitation de la flore sauvage. Résultats : en 2006, Pernod Ricard a exploité directement 70 hectares de gentiane de culture qui couvrent 50 % de ses besoins.
DÉVELOPPER LES BONNES PRATIQUES
Un Guide de Bonnes Pratiques a été élaboré par Pernod Ricard à l’intention de l’ensemble de ses filiales afin de conduire une gestion durable des vignobles.
En Nouvelle-Zélande, un procédé de valorisation des déchets de production a été mis en œuvre: les marcs compostés sont réincorporés dans les vignobles. En 2006-2007, 1 300 tonnes de marcs (résidus de vinification) ont ainsi été compostés et réutilisés comme fertilisant. [WA : pas de chiffres plus récents dans le rapport annuel]. Résultat: les apports d’engrais minéral ont diminué de 280 tonnes et ceux de matière organique de plus de 2 000 tonnes.
Pernod Ricard Australia est membre actif du comité de pilotage d’EnviroWine Australia. Cette association vise à développer les pratiques de management environnemental dans les vignobles et les caves vinicoles.
En Arménie, les viticulteurs de la filiale Yerevan Brandy Company (YBC), 1er producteur de brandy arménien, bénéficient des conseils d’une équipe intégrée de 7 agronomes pour optimiser les traitements phytosanitaires et les apports de fertilisants. Ces dernières années, les efforts de la filiale ont porté notamment sur la valorisation des déchets solides qui sont dorénavant recyclés et sur celle des sous-produits de distillation (vinasses). Auparavant rejetées dans les réseaux publics, les vinasses permettent de convertir des sols salins de la région en terres arables et constituent un engrais organique pour les terres locales.
A Arandas, au Mexique, un procédé original de production d’engrais organique à partir des sous-produits de pressurage et de distillation de l’Agave pour la production de la Tequila a été développé : sa mise en œuvre permettra de remplacer des engrais issus de l’industrie chimique par ceux-ci entierement naturels, tout en valorisant des sous-produits déchets.
- Rapport «Ethique : un engagement sincère et durable» ( Rapport Annuel 2007-2008)
- Entreprendre n° 48, dossier « Développement Durable »












